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Association Arkae
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29500 Ergué-Gabéric
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L'actualité d'Arkae

25 septembre 2014

L'association Arkae vous invite à un nouveau café-histoire :

Comprendre la Grande Guerre : l'exemple de Ploudalmézeau par Olivier Le Dall, auteur de On prie, vous souffrez... On les aura !


Samedi 4 octobre, 16 h - salle Ty-Kreis, Croas Spern, Ergué-Gabéric

16 h : café d'accueil
16 h 30 : conférence


Le prochain café-histoire d’Arkae, association pour la valorisation du patrimoine d’Ergué-Gabéric, sera consacré au livre d’Olivier Le Dall, On prie, vous souffrez... On les aura ! publié par Skol Vreizh en 2007.

Ergué-Gabéric est l’une des rares communes à proposer une synthèse précise de qui s’est passé sur le front et à l’arrière pendant le conflit de 14-18. Le livre Ergué-Gabéric dans la Grande Guerre de Jean-François Douguet est une somme de tout ce qu’Arkae a pu collecter sur cet épisode malheureux de notre histoire commune.
Pour aller plus loin, Arkae vous propose une rencontre avec Olivier Le Dall, aujourd’hui professeur d’histoire en région parisienne. Olivier le Dall a signé une étude magistrale sur le « Patro » de Ploudalmezeau, le bulletin de liaison entre les poilus de la commune et l’arrière pendant la guerre. Ce bulletin rassemblait chaque semaine les témoignages des soldats au front et la chronique de la paroisse. Grâce à un corpus de textes conséquent (plus de 10 000 lettres d’environ 150 mobilisés), l’auteur a pu mener une étude poussée sur le vécu et la motivation des jeunes soldats, fortement encadrés par l’Eglise, dans un conflit militaire, politique et culturel.
Qu’est-ce qui fait tenir ces jeunes brutalement plongés dans la Grande Guerre, quand leur univers traditionnel s’écroule, sous les bombes et la mitraille, dans la boue et le froid, devant les cadavres de leurs camarades ? Qu’est-ce qui peut encore soutenir le moral de ces combattants ? « Dieu et la Patrie », répondent ces anciens du patronage lancés dans une sorte de « guerre sainte ». Car « le Patro », c’est aussi le soutien mutuel qu’ils s’apportent, dans le souvenir des jours heureux et l’espoir de se revoir un jour.

Extrait :

"Comprendre comment les sociétés ont pu tenir si longtemps ne peut pas s'expliquer uniquement par l'emprise disciplinaire de l'armée sur les soldats et la société. Les systèmes de représentations du conflit montrent un raisonnement bien différent  [du nôtre] de la part des populations prises dans la tournmente. Une véritable culture de la guerre est entretenue par les sociétés belligérantes. Pour les contemporains du conflit, la guerre a un sens. Elle a des causes, elle a une raison d'être, et elle aura des conséquences sur le monde une fois terminée [...] La culture de la guerre est un élément essentiel... de la guerre. Elle concerne tous les Européens, tous les Français, tous les Ploudalméziens."


Samedi 4 octobre, salle Ty-Kreis, Croas Spern.
16 h, ouvert à tous.