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Association Arkae
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L'Actualité du patrimoine

21 septembre 2017 / 21 a viz Gwengolo 2017

Article Ouest-France sur La chapelle Saint-André

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La chapelle Saint-André traverse

les siècles

QUOTIDIEN OUEST-FRANCE - mercredi 20 septembre 2017 Isabelle Rahavi

 

 

Les chapelles étaient ouvertes pour les Journées du patrimoine, dont la chapelle Saint-André. Malgré sa petite taille, elle fait partie du patrimoine religieux incontournable de la commune.

 

 

Le retour des saints
La restauration des statues de bois polychrome, inscrites au titre des Monuments historiques, a aiguisé la curiosité des Gabéricois qui se sont déplacés dans la cour de ferme de la famille Rannou où trône la plus petite chapelle de la commune, 12 m de long sur 6 m de large. Saint Mathieu, saint Luc, saint Marc et sainte Barbe ont retrouvé leur place dans la nef. Chacune a été taillée au XVIIe siècle dans un seul bloc de châtaignier, malgré leur taille : entre 1,22 et 1,68 cm. Le remarquable travail des restaurateurs de l’atelier régional de restauration a pu être admiré ce dimanche, lors des Journées du patrimoine. Cette petite chapelle qui date de 1630 possède d’autres éléments architecturaux qui font son originalité : le retable de type lavallois à colonnes ornées de fruits, classé Monument historique depuis 1992. Son opulence prouve la richesse de la fabrique Saint-André au XVIIe siècle. Il épouse les formes du chevet. On peut découvrir aussi l’oculus, fenêtre ronde figurant un quadriskell restauré en 2013. La chapelle possède encore une statue plus récente, en bois, de saint André, réalisée en 1930 par Guillaume Saliou ébéniste gabéricois.

Le pardon oublié
Privée depuis 1962 de son pardon, la chapelle tomberait dans l’oubli sans le soutien du comité saint André qui œuvre à sa sauvegarde. Louis Le Bihan, son vice président a connu, enfant, ce pardon :« On partait de la chapelle, on marchait route de Coray en longeant les champs pour rejoindre la fontaine Saint-Jacques. Mais le manque de curés, la petite taille de la chapelle, qui ne permettait pas à un grand nombre de fidèles d’assister aux messes, a fait disparaître ce pardon. »

La fontaine
La fontaine est encadrée d’un enclos de pierre servant de banquettes pour que les pèlerins se reposent.« Jusqu’en 1950, les maisonnettes qui bordaient la route de Coray n’avaient pas l’eau courante et les habitants venaient se fournir ici. » On donnait même à cette eau la vertu de soigner la coqueluche. La niche abritait autrefois la statue de saint Jacques, sans doute dérobée. Une réplique a été reproduite par le même Guillaume Saliou, mais elle reste maintenant à l’intérieur de la chapelle, sur le maître-autel.

 

 

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

13 septembre 2017 / 13 a viz Gwengolo 2017

 

Conférence sur le site de Park al Lann

Du Mésolithique au Moyen Âge, les résultats de

la fouille du site Park al Lann en Ergué-Gabéric

Salle Ti-Kreiz, Croas Spern (Ergué-Gabéric) - samedi 14 octobre - 16h - gratuit

Samedi 14 octobre à 16 h, salle Ti-Kreiz à Croas Spern (Ergué-Gabéric), l’association Arkae invite Yvan Pailler, Archéologue à l’INRAP, afin d’animer une conférence sur les fouilles préventives du site Park al Lann, en Ergué-Gabéric, entreprises par une dizaine d’archéologues en 2016.

Ces fouilles ont permis de comprendre les modalités d’occupation du site par l’Homme au cours des 11 000 dernières années. En effet, Yvan Pailler estime que Park al Lann aurait pu « être une place centrale à l’échelle du pays glazik où les gens venaient se regrouper pour des occasions importantes ». Ces recherches ont pu ainsi mettre au jour des vestiges datant du Mésolithique au Moyen Âge !

Venez découvrir avec Yvan Pailler les résultats enregistrés sur le terrain !

 

Entrée libre.

 

Pour tout renseignement, contacter Clélia Steczuk par mail à l’adresse suivante :

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou par téléphone au 02 98 66 65 99.

 

En espérant vous y voir nombreux !

 

 

 

L'Actualité du patrimoine

08 août 2017 / 08 a viz Eost 2017

Article Ouest-France sur Le canal de l'Odet

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Qui percera le mystère du canal Odet ?

QUOTIDIEN OUEST-FRANCE - mardi 8 août 2017 Isabelle Rahavi

Le canal asséché tel qu'il se présente aujourd'hui aux promeneurs, laissant entrapercevoir ses pierres de taille.

 
Pendant un temps, le Bigoudic et l'Odet ont suffi à alimenter en eau la manufacture de papier. Très vite, il a fallu aménager un canal. Qui l'a construit ? Quand ? Une asso lance un appel.

 

 

L'histoire

Le canal est toujours visible depuis ses berges devenues un lieu de promenade au Stang Luzigou. Pourtant le mystère reste entier quant à la date de création de ce canal et quant à la main-d'oeuvre qui s'y est affairée. Pierre Faucher, de l'associatioArkae, a entamé des recherches sur le sujet. « Nous ne possédons aucune archive exploitable et nous lançons l'appel : qui dispose d'informations sur le sujet ? » Pour le moment tout est affaire d'hypothèses.

 

Une chute d'eau

Dès les débuts de la papeterie de l'Odet, en 1821, Nicolas Le Marié a eu besoin de créer une chute d'eau, productrice de force. Deux cours d'eau existent sur le site en friche, le Bigoudic et l'Odet qui sont à maîtriser pour répondre aux besoins en eau de la papeterie.

« Le Bigoudic a dû être le fournisseur d'eau exclusif à l'origine, mais pendant combien de temps ? » questionne Pierre Faucher. L'Abbé A Fouët, dans son discours du centenaire des papeteries, prononcé en 1922, évoque le détournement « du cours d'eau de la rivière sur 1500 mètres, Nicolas Le Marié fait sauter des mètres cubes de roches et crée la chute d'eau de toutes pièces ».

Évoque-t-il le canal actuel ou un premier canal ? On sait qu'en 1834, Nicolas Le Marié acquiert à Annonay les premières machines à papier. Il est alors considéré comme l'un des plus fins papetiers de France.

 

Les terres du moulin de Coat Piriou

« À partir de 1852, il achète les terres nécessaires à la construction du canal, notamment celles du moulin de Coat-Piriou dont la démolition est signalée en 1859. » Est-ce que la réalisation du canal s'est déroulée dans la décennie 1850-1860 ? « Nicolas Le Marié est alors au sommet de ses capacités d'entreprendre », explique Pierre Faucher. Jusqu'en 1861, il garde la direction de l'entreprise. Mais à la fin de ce siècle, le progrès industriel exige des transformations qui ne viennent pas et l'usine sombre.

Le renouveau du Docteur Bolloré

Arrive alors son neveu, le docteur Bolloré, qui lui succède jusqu'en 1881. Le docteur Bolloré consacrera vingt et un ans à perfectionner et moderniser l'usine d'Odet. Doit-on dater la construction du canal lors de cette période de renouveau ? À la mort du docteur Bolloré, les aléas survenus à son oncle recommencent. L'industrie évolue rapidement dans tout le pays et la concurrence se fait rude.

 

 

L'arrivée de la vapeur

Ce sera l'aîné de ses enfants qui succédera au docteur Bolloré durant les vingt-quatre années suivantes. À charge pour lui de transformer à nouveau l'usine sous peine d'être distancé par la concurrence. René Bolloré, prend les rênes de l'entreprise. Il décide de concentrer l'activité de l'usine sur le papier à cigarette et a obligation de modifier les procédés de fabrication avec de nouvelles machines. À l'eau, devenue moteur insuffisant, succède la vapeur. La chaudière, achetée en 1886, nécessite de grands besoins en eau. Faut-il retenir cette nouvelle date ?

 

Qui et quand ?

Chacune des générations Bolloré augmente la production et modernise les procédés de fabrication. Mais qui décida et quand de faire construire ce canal ? Des ouvriers furent-ils recrutés ? Ou fit-on appel à des bagnards ou à des prisonniers de guerre comme pour le canal de Nantes ?

Aucune trace de logement des ouvriers ou des bagnards n'apparaît dans les archives municipales. Pourtant l'arrivée massive de ces hommes qui ont eu pour tâche de creuser et d'empierrer le canal n'a pas dû passer inaperçue et a sans doute révolutionné la vie du village. « Nous avons questionné les plus anciens. En vain. Aucun n'a souvenir d'avoir entendu parler de la construction de ce canal ! »s'étonne Pierre Faucher

 

 

Contact associatioArkae, tél. 02 98 66 65 99.

 

 

 

 

L'Actualité du patrimoine

04 août 2017 / 04 a viz Eost2017

Article Ouest-France sur Jean-Marie Déguignet

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Trésor du breton écrit

OUEST-FRANCE.FR / dimanche 30 juillet 2017

Jean-Marie Déguignet écrit en 1904, l'histoire de sa vie : « Mémoires d'un Paysan Bas-Breton ».

 

Quand Déguignet publie les premières pages de ses célèbres « Mémoires d'un Paysan Bas-Breton », il émaille son récit de termes bretons.

Celui qui fut mendiant dans sa jeunesse n'oublie pas, non sans humour, la dure condition des siens : « da lein e vez dec'hwitez, da verenn e vez patatez, da verenn vihan des pommes de terre, ha da goan avaloù-douar » ( Le matin, le midi, à 4heures et le soir, des pommes de terre, encore des pommes de terre, toujours des pommes de terre).

Conteur, il multiplie les dictons populaires qui fleurissent la langue : « Gant fall vez graet, mes heb ket n'eur ket evit ober » (avec du mauvais on fait mais avec rien, on ne peut rien faire). « Ret eo kaout permision an iliz vit lakat ar roched e kichen an hivizh » (Il faut la permission de l'église pour que gars et fille se côtoient). Mais ce qui a fait le succès de Déguignet c'est sa hargne caustique contre les institutions politiques, religieuses, intellectuelles.

Il invoque souvent « Itron Varia ar fripouillez » (Notre Dame des fripouilles) pour tailler des costumes aux représentants de la bonne société : « Jezuz, pegen braz vez, Plijadur an dud-se, Mar c'hellfent kaout toud, Ar c'hreion hag ar youd » ( Jésus, que le plaisir de ces gens-là serait grand, s'ils pouvaient avoir tout, la bouillie et le gratin).

Déguignet a une dent contre Anatole Le Braz à qui il a confié ses manuscrits, il devra attendre huit longues années avant de se voir publier. Il consacre un poème incendiaire à l'écrivain : « Ar Frañs zo d'ar fransijen, Hag an Arvor d'an Arvoyou, D'ar Braz ha d'e eskibien, Da Anatol mestr an Ankou, Ar gernez hag ar vosenn. »(La France aux Français et l'Armor aux armoracailles, à Le Braz et ses évêques, à Anatole, le maître de l'ankou, de la faim et de la peste).

L'écorché vif

Le Braz n'est pas le seul à être voué aux gémonies. Déguignet nous donne une parodie de l'enfer de Dante en breton, un régal : « Toud ar ganailhez-se, friponed ha lubrik, a zo chaofet eno gant an tan elektrik, En-dro dezho a zo kant ha kant mil furi, Gant brochoù houarn ruz evit o zourmantiñ » (Toutes ces canailles, fripons lubriques, sont brûlées par le feu électrique. Autour d'eux, cent mille furies les tourmentent avec des piques de fer rouge).

Degignet signifie l'écorché vif, un nom qui lui va comme un gant.

En 2017 sortira la 21e édition des Mémoires du second best-seller breton de tous les temps après Le Cheval d'Orgueil de P.J. Hélias.

 

Bernez Rouz

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

L'Actualité du patrimoine

04 avril 2017 / 04 a viz Ebrel 2017

Article Ouest-France sur La vache Bretonne Pie-Noir

 

 

 
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