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Association Arkae
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29500 Ergué-Gabéric
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ACTUALITE DU PATRIMOINE

6 novembre 2018 / 6 a viz Du 2018

 

Exposition et spectacle

La journée de commémoration du

11 novembre à Ergué-Gabéric

Salle de l'Athéna, Croas Spern (Ergué-Gabéric) - dimanche 11 novembre - à partir de 14h

A l’occasion du centenaire de l’armistice de la première Guerre Mondiale, la Ville d’Ergué-Gabéric propose, en plus de la cérémonie officielle, une exposition et un spectacle le 11 novembre à l’Athéna.

Dès 14h, retrouvez dans le hall de l’Athéna une exposition des clichés du photographe Etienne Le Grand. Né à Ergué-Gabéric en 1885, Etienne Le Grand est employé chez le célèbre photographe et éditeur de cartes postales Joseph Villard lorsqu’il est mobilisé en août 1914. En décembre 1914, il est nommé photographe du régiment et en juillet 1916, observateur. Ainsi lorsque les combats le lui permettent, il troque le fusil contre l’appareil photo. Il immortalise ses camarades à l’arrière-front, pendant les temps de repos, les corvées, l’instruction, les marches, les remises de médailles, les enterrements… Il a réalisé des centaines de clichés à valeur de reportage. Ils ont été publiés dans plusieurs collections de cartes postales « Français, n’oubliez jamais », « la France reconquise », « Français souvenons-nous ». Des clichés saisissants, enfin rassemblés grâce au travail de Jean-François Douguet de l’association Arkae et de la famille du photographe.

A 16h, le spectacle « Hommes de Boue, les sacrifiés du front » restitue le parcours du soldat Joseph Sutteau qui durant son service militaire a dû partir à la guerre.Dans une mise en scène originale, un comédien campe à la fois le descendant de Joseph Sutteau, qui mène l’enquête sur son aïeul, grâces aux archives familiales, militaires, films d’archives et oeuvres littéraires et le poilu lui-même. Ce spectacle est labellisé centenaire. Durée 1h – gratuit- sur réservation auprès de l’Athéna : 02-98-66-77-27

 

Contact /renseignements : Gaëlle Martin (Tél. : 02.98.66.68.21)

 

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L'Actualité d'Arkae

15 octobre 2018 / 15 a viz Here 2018

 

Exposition Jean-Marie Déguignet avec Christophe Babonneau

Christophe Babonneau et Bernez Rouz nous entraîneront dans leur sillage à la découverte de Jean-Marie Déguignet. - Crédit: Ouest-France

 

Sur les traces de Jean-Marie Déguignet

 

La médiathèque d’Ergué-Gabéric entame ses rendez-vous automnaux, et commence par une exposition consacrée au plus fameux des Gabéricois, Jean-Marie Déguignet.

Lundi, on honorera la mémoire du plus célèbre des Gabéricois, en la personne de Jean-Marie Déguignet. Celui qui a écrit l’histoire de sa vie à la fin du XIXe siècle, témoignage précieux de la paysannerie du bassin quimpérois, a droit à une exposition des planches de la bande dessinée éditée à partir de ses souvenirs. 

Dès 15 h, le croqueur Christophe Babonneau dédicacera, en personne, de la pointe de son crayon, les Mémoires d’un paysan bas-breton.

En parallèle, une exposition patrimoniale de documents originaux, prêtés par le Fonds patrimonial du réseau des médiathèques, permettra de découvrir les manuscrits de Jean-Marie Déguignet offert par Arkae, association gabéricoise de défense du patrimoine local. 

« Ces documents exceptionnels ont été numérisés dans le cadre du plan de numérisation des documents patrimoniaux et sont consultables à partir du site du réseau des médiathèques. Ils pourront aussi être feuilletés sur une tablette pendant la durée de l’exposition, jusqu’au 1er décembre », explique Pierre Mens Pégail, responsable de la médiathèque de Ergué-Gabéric.

Une visite commentée

Samedi, à 17 h, Bernez Rouz, membre d’Arkae, rejoindra l’illustrateur. Tous deux proposeront une visite commentée de l’exposition et retraceront l’épopée de Déguignet. 

Bernez Rouz, journaliste de formation, est à son affaire avec Jean-Marie Déguignet, puisque c’est à lui que l’on doit l’édition de 1998 des Mémoires d’un paysan bas-breton, rééditées en 2008. 

Il est aussi l’initiateur de la version dessinée.

 

Article paru dans Le Télégramme le samedi 13 octobre 2018

 

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L'Actualité du patrimoine

08 août 2017 / 08 a viz Eost 2017

Article Ouest-France sur Le canal de l'Odet

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Qui percera le mystère du canal Odet ?

QUOTIDIEN OUEST-FRANCE - mardi 8 août 2017 Isabelle Rahavi

Le canal asséché tel qu'il se présente aujourd'hui aux promeneurs, laissant entrapercevoir ses pierres de taille.

 
Pendant un temps, le Bigoudic et l'Odet ont suffi à alimenter en eau la manufacture de papier. Très vite, il a fallu aménager un canal. Qui l'a construit ? Quand ? Une asso lance un appel.

 

 

L'histoire

Le canal est toujours visible depuis ses berges devenues un lieu de promenade au Stang Luzigou. Pourtant le mystère reste entier quant à la date de création de ce canal et quant à la main-d'oeuvre qui s'y est affairée. Pierre Faucher, de l'associatioArkae, a entamé des recherches sur le sujet. « Nous ne possédons aucune archive exploitable et nous lançons l'appel : qui dispose d'informations sur le sujet ? » Pour le moment tout est affaire d'hypothèses.

 

Une chute d'eau

Dès les débuts de la papeterie de l'Odet, en 1821, Nicolas Le Marié a eu besoin de créer une chute d'eau, productrice de force. Deux cours d'eau existent sur le site en friche, le Bigoudic et l'Odet qui sont à maîtriser pour répondre aux besoins en eau de la papeterie.

« Le Bigoudic a dû être le fournisseur d'eau exclusif à l'origine, mais pendant combien de temps ? » questionne Pierre Faucher. L'Abbé A Fouët, dans son discours du centenaire des papeteries, prononcé en 1922, évoque le détournement « du cours d'eau de la rivière sur 1500 mètres, Nicolas Le Marié fait sauter des mètres cubes de roches et crée la chute d'eau de toutes pièces ».

Évoque-t-il le canal actuel ou un premier canal ? On sait qu'en 1834, Nicolas Le Marié acquiert à Annonay les premières machines à papier. Il est alors considéré comme l'un des plus fins papetiers de France.

 

Les terres du moulin de Coat Piriou

« À partir de 1852, il achète les terres nécessaires à la construction du canal, notamment celles du moulin de Coat-Piriou dont la démolition est signalée en 1859. » Est-ce que la réalisation du canal s'est déroulée dans la décennie 1850-1860 ? « Nicolas Le Marié est alors au sommet de ses capacités d'entreprendre », explique Pierre Faucher. Jusqu'en 1861, il garde la direction de l'entreprise. Mais à la fin de ce siècle, le progrès industriel exige des transformations qui ne viennent pas et l'usine sombre.

Le renouveau du Docteur Bolloré

Arrive alors son neveu, le docteur Bolloré, qui lui succède jusqu'en 1881. Le docteur Bolloré consacrera vingt et un ans à perfectionner et moderniser l'usine d'Odet. Doit-on dater la construction du canal lors de cette période de renouveau ? À la mort du docteur Bolloré, les aléas survenus à son oncle recommencent. L'industrie évolue rapidement dans tout le pays et la concurrence se fait rude.

 

 

L'arrivée de la vapeur

Ce sera l'aîné de ses enfants qui succédera au docteur Bolloré durant les vingt-quatre années suivantes. À charge pour lui de transformer à nouveau l'usine sous peine d'être distancé par la concurrence. René Bolloré, prend les rênes de l'entreprise. Il décide de concentrer l'activité de l'usine sur le papier à cigarette et a obligation de modifier les procédés de fabrication avec de nouvelles machines. À l'eau, devenue moteur insuffisant, succède la vapeur. La chaudière, achetée en 1886, nécessite de grands besoins en eau. Faut-il retenir cette nouvelle date ?

 

Qui et quand ?

Chacune des générations Bolloré augmente la production et modernise les procédés de fabrication. Mais qui décida et quand de faire construire ce canal ? Des ouvriers furent-ils recrutés ? Ou fit-on appel à des bagnards ou à des prisonniers de guerre comme pour le canal de Nantes ?

Aucune trace de logement des ouvriers ou des bagnards n'apparaît dans les archives municipales. Pourtant l'arrivée massive de ces hommes qui ont eu pour tâche de creuser et d'empierrer le canal n'a pas dû passer inaperçue et a sans doute révolutionné la vie du village. « Nous avons questionné les plus anciens. En vain. Aucun n'a souvenir d'avoir entendu parler de la construction de ce canal ! »s'étonne Pierre Faucher

 

 

Contact associatioArkae, tél. 02 98 66 65 99.

 

 

 

 

L'Actualité du patrimoine

04 août 2017 / 04 a viz Eost2017

Article Ouest-France sur Jean-Marie Déguignet

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Trésor du breton écrit

OUEST-FRANCE.FR / dimanche 30 juillet 2017

Jean-Marie Déguignet écrit en 1904, l'histoire de sa vie : « Mémoires d'un Paysan Bas-Breton ».

 

Quand Déguignet publie les premières pages de ses célèbres « Mémoires d'un Paysan Bas-Breton », il émaille son récit de termes bretons.

Celui qui fut mendiant dans sa jeunesse n'oublie pas, non sans humour, la dure condition des siens : « da lein e vez dec'hwitez, da verenn e vez patatez, da verenn vihan des pommes de terre, ha da goan avaloù-douar » ( Le matin, le midi, à 4heures et le soir, des pommes de terre, encore des pommes de terre, toujours des pommes de terre).

Conteur, il multiplie les dictons populaires qui fleurissent la langue : « Gant fall vez graet, mes heb ket n'eur ket evit ober » (avec du mauvais on fait mais avec rien, on ne peut rien faire). « Ret eo kaout permision an iliz vit lakat ar roched e kichen an hivizh » (Il faut la permission de l'église pour que gars et fille se côtoient). Mais ce qui a fait le succès de Déguignet c'est sa hargne caustique contre les institutions politiques, religieuses, intellectuelles.

Il invoque souvent « Itron Varia ar fripouillez » (Notre Dame des fripouilles) pour tailler des costumes aux représentants de la bonne société : « Jezuz, pegen braz vez, Plijadur an dud-se, Mar c'hellfent kaout toud, Ar c'hreion hag ar youd » ( Jésus, que le plaisir de ces gens-là serait grand, s'ils pouvaient avoir tout, la bouillie et le gratin).

Déguignet a une dent contre Anatole Le Braz à qui il a confié ses manuscrits, il devra attendre huit longues années avant de se voir publier. Il consacre un poème incendiaire à l'écrivain : « Ar Frañs zo d'ar fransijen, Hag an Arvor d'an Arvoyou, D'ar Braz ha d'e eskibien, Da Anatol mestr an Ankou, Ar gernez hag ar vosenn. »(La France aux Français et l'Armor aux armoracailles, à Le Braz et ses évêques, à Anatole, le maître de l'ankou, de la faim et de la peste).

L'écorché vif

Le Braz n'est pas le seul à être voué aux gémonies. Déguignet nous donne une parodie de l'enfer de Dante en breton, un régal : « Toud ar ganailhez-se, friponed ha lubrik, a zo chaofet eno gant an tan elektrik, En-dro dezho a zo kant ha kant mil furi, Gant brochoù houarn ruz evit o zourmantiñ » (Toutes ces canailles, fripons lubriques, sont brûlées par le feu électrique. Autour d'eux, cent mille furies les tourmentent avec des piques de fer rouge).

Degignet signifie l'écorché vif, un nom qui lui va comme un gant.

En 2017 sortira la 21e édition des Mémoires du second best-seller breton de tous les temps après Le Cheval d'Orgueil de P.J. Hélias.

 

Bernez Rouz

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

L'Actualité du patrimoine

04 avril 2017 / 04 a viz Ebrel 2017

Article Ouest-France sur La vache Bretonne Pie-Noir

 

 

 
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