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Association Arkae
3 rue de Kerdévot
29500 Ergué-Gabéric
02 98 66 65 99
 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

16 mars 2017 / 16 a viz Meurzh 2017

 

Conférence sur La Vache Bretonne Pie-Noir

Salle Ti-Kreiz, Croas Spern (Ergué-Gabéric) - samedi 1er avril - 16h - gratuit

Samedi 1er avril à 16 h, salle Ti-Kreiz à Croas Spern (Ergué-Gabéric), l’association Arkae invite Pierre Quéméré, auteur du plan de sauvegarde de 1976 qui a évité la disparition de la Bretonne Pie-Noir, administrateur de l’Organisme de Sélection Union Bretonne Pie-Noir et membre titulaire de l’Académie d’Agriculture de France. Messieurs René Danion et Jean Le Menn seront également présents, afin d’animer cette conférence qui présentera cette race régionale qui a fait bien des adeptes sur le sol breton, notamment à Ergué-Gabéric qui fut le fief majeur dans l’histoire de cette petite vache dont le nom fait parler aujourd’hui.

Entrée libre.

Pour tout renseignement, contacter Clélia Steczuk par mail à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou par téléphone au 02 98 66 65 99.

 

En espérant vous y voir nombreux !

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

31 mars 2017 / 31 a viz Meurzh 2017

 

Causerie sur la Bretonne pie noir demain

Par Benoît Bondet

La vache bretonne pie noir était à l'honneur au Salon de l'agriculture cette année : ci-contre, Izella et son veau, Noz, de l'élevage du conservatoire de Menez-Meur, à Hanvec, appartenant au Parc naturel régional d'Armorique. 

 

Demain, à 16 h, dans la salle Ti-Kreiz, Pierre Quéméré donnera une conférence sur la vache bretonne pie noir, à l'invitation d'Arkae. Une race qu'il a en partie sauvée de l'extinction.

Après avoir été à l'honneur à Paris où Fine, un très beau spécimen de la race, a été désignée comme égérie du Salon de l'agriculture, la vache bretonne pie noir sera demain « l'héroïne » de cette nouvelle conférence proposée par Arkae. 

Une race rustique sauvée 

Pendant des siècles, la petite vache noire et blanche de Bretagne fut appréciée pour sa rusticité, sa longévité, son élevage et ses vêlages faciles, la frugalité dans ses besoins alimentaires, la qualité de sa viande et de son lait. Or, à partir des années 60, l'agriculture moderne lui a préféré les races frisonne et holstein, plus productives. Jeune professeur de zootechnie, Pierre Quéméré a alors tenté l'impossible : sauver cette vache en quasi-extinction que ses parents élevaient. Pour ce faire, il a rédigé en 1976 un plan de sauvegarde qui a fonctionné. C'est cette belle aventure qu'il contera demain après l'avoir confié dans divers ouvrages, notamment « La Bretonne pie noir, la vache des paysans heureux ». Les éleveurs et sélectionneurs René Danion et Jean Le Menn seront également présents pour témoigner de leur participation dans ce sauvetage de la diversité des espèces. Entrée libre. 

 

Article rédigé par Benoît Bondet et extrait du Télégramme - Quimper. Publié le 31/03/2017

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

03 février 2017 / 03 a viz C'hwevrer 2017

 

Les bannières déchiffrées demain

Par Benoît Bondet

Dans l'église Saint-Guinal, Clélia Steczuk, nouvelle secrétaire de l'association Arkae, présente l'une des bannières qui seront étudiées par les conférenciers demain dans la salle Ti-Kreiz.

 

Demain, à 14 h, dans la salle Ti-Kreis, à l'initiative d'Arkae, la spécialiste Christiane Hermelin-Guillou et Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine, donneront une conférence sur les bannières de Basse-Bretagne et plus particulièrement sur celles d'Ergué-Gabéric. 

Il y a de multiples manières d'étudier les bannières religieuses bretonnes conservées dans les églises et portées lors des pardons. On peut, par exemple, y porter un regard d'ethnologue pour y déceler l'évolution des piétés et des pratiques religieuses. On peut aussi s'attacher à observer leur fabrication, les tissus et les types de broderies employés. On peut enfin croiser ces deux approches et les regarder comme des oeuvres d'art : « Il est possible de lire une bannière comme on lit un tableau », explique Christiane Hermelin-Guillou dans son ouvrage « Les bannières de Basse-Bretagne ».

Une riche symbolique

Sans compter six petites bannières qui ont été réalisées récemment par les brodeuses de la paroisse, cette dernière possède dix grandes bannières. La plus ancienne, datée de 1885, est dédiée à Notre-Dame de Kerdevot. Tout en déchiffrant les nombreux symboles figurant sur ces bannières, les conférenciers conteront l'histoire de ces objets patrimoniaux et identitaires. 

Pratique 
Demain, à 14 h, dans la salle Ti-Kreiz, conférence sur les bannières paroissiales, entrée gratuite.

Article rédigé par Benoît Bondet et extrait du Télégramme - Quimper. Publié le 03/02/2017

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

31 janvier 2017 / 31 a viz Genver 2017

 

Conférence sur Les bannières de Basse-Bretagne

Salle Ti-Kreiz, Croas Spern (Ergué-Gabéric) - samedi 4 février - 14h - gratuit

Samedi 4 février à 14 h, salle Ti-Kreiz à Croas Spern (Ergué-Gabéric), l’association Arkae invite Christiane Hermelin Guillou, auteur du livre Les bannières de Basse-Bretagne, ainsi que Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine de Quimper. Quelques bannières d’Ergué-Gabéric seront présentées plus particulièrement lors de cette conférence histoire.

 

« Objet de patrimoine, objet identitaire et religieux, les bannières demeurent un élément essentiel de la vie paroissiale bretonne. La Basse-Bretagne est riche de ce patrimoine fragile, devançant numériquement largement les autres régions françaises. Ainsi, pas moins de quarante-neuf bannières datant du XVe au XVIIIe siècle, toutes classées au titre des Monuments Historiques, sont toujours présentées à la vénération des fidèles ou à la curiosité des amateurs. Ceci malgré les difficultés de conservation, la fragilité du support, au défi des effets de mode. Puis ce sont les nombreuses bannières du XIXe et du XXe siècle, de confection artisanale ou industrielle, qui partout incarnent le symbole d’une communauté humaine : paroisse, confrérie... toujours utilisées lors des nombreux pardons. Les saints bretons ancestraux cèdent alors progressivement la place à des figures plus universelles. Christiane Hermelin Guillou a trouvé dans les bannières bretonnes un thème conciliant amour de la broderie et recherche scientifique […]. Elle a soutenu en 2013 une thèse sur les bannières basse-bretonnes, au sein de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) à Brest. »

 

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

06 janvier 2017 / 06 a viz Genver 2017

 

L’histoire de Jean-Louis, tombé au front en 1916

Par Jean-Pierre LE CARROU

Le Quimpérois Marcel Kerbourc’h a plongé dans la terrible guerre 14-18. Il suit le destin de Jean-Louis, son grand-père maternel, mort au front à 34 ans.

 

Entretien 

Marcel Kerbourc'h, petit-fils de Poilu.

Qu’est-ce qui vous a poussé à raconter l’histoire de Jean-Louis Quéau, votre grand-père tombé au front en 1916 ? Marcel Kerbourc’h. En 2005, j’ai raconté la vie de Mélie, ma maman, dans un livre. C’est comme ça que j’ai découvert certains documents. Chez mes parents, il y avait la photo du grand-père Jean-Louis. On savait que c’était un soldat mort à la guerre. Mais on n’en parlait pas. Personne ne posait de questions. Le 100e anniversaire de sa mort, survenue le 6 septembre 1916 dans la Somme, m’a donné l’envie d’en savoir plus.

Pour en parler, il faut des documents. Qu’est-ce que vous découvrez ? Ma sœur avait des lettres dans des boîtes, reliées par un ruban. Personne ne les lisait. C’était des lettres adressées à ma grand-mère et écrites du front par un collègue du grand-père. Ouvrier agricole, il ne savait pas écrire. Ce soldat voulait bien le faire pour lui. Mon grand-père raconte sa vie quotidienne. Lorsque je lis ces lettres, je me dis, il existe. Je n’ai retrouvé qu’une seule lettre écrite par ma grand-mère. Sa dernière lettre à son mari…

Cette lettre, reproduite dans le livre, est émouvante. Votre grand-mère l’écrit alors que son mari est mort. Mais elle ne le sait pas. La nouvelle ne lui a pas encore été communiquée. C’est pour cette raison que cette lettre a été sauvée. On l’a renvoyée à sa femme avec les affaires de Jean-Louis. Le corps du grand-père n’a jamais été identifié : sa plaque avait été arrachée par erreur. Il est devenu un soldat inconnu. Ses restes se trouvent dans un ossuaire. Cela n’a pas empêché ma grand-mère de se rendre régulièrement dans la Somme pour se recueillir. Ce n’est pas si fréquent que cela.

Avant la mort de Jean-Louis, on suit la vie du Poilu lorsqu’il est au Front. C’est possible grâce aux lettres. J’ai retrouvé le télégramme dans lequel mon grand-père annonce qu’il vient en permission. Ma grand-mère l’avait conservé. Et puis il y a des photos…

On découvre des photos assez extraordinaires prises par un Quimpérois, Etienne Le Grand…Tout le monde à Quimper connaît cette famille de photographes. Etienne Le Grand était sur le front. Quand il ne combattait pas, il troquait son fusil pour l’appareil photo. Les officiers étaient d’accord. Il a même édité des cartes postales. Voilà comment j’ai retrouvé cette photo des « gars de Kerfeunteun », en uniforme, au repos. L’association Arkae a réalisé un travail sur cette collection extraordinaire.

Souvent les photos disent beaucoup… Regardez. Jean-Louis se marie à 27 ans avec Marie-Anne. On découvre, sur le cliché pris par Joseph Villard en 1909, un couple en costume traditionnel. Un peu figé, mais serein. En août 1916, lors de sa dernière permission, Marie-Anne insiste pour faire une nouvelle photo chez le même photographe. Cette fois avec les deux enfants nés entre-temps. Jean-Louis porte l’uniforme. Il n’est plus du tout insouciant. On sent que Marie-Anne est inquiète. C’est l’ultime photo de la famille. Jean-Louis est tué à peine revenu de permission.

Ce livre édité à compte d’auteur est achevé. Que va-t-il devenir ? Je l’enrichis au fur et à mesure avec les informations que je continue à collecter. Un exemplaire est à la médiathèque. Je veux partager ce travail avec d’autres personnes. Tout le monde peut faire ces recherches. Internet facilite les choses. Pourquoi ne pas organiser un grand forum en 2018 ? Enfin, j’aimerais savoir ce que font les Allemands de leur côté. Eux aussi doivent mener des recherches.

Marcel Kerbourc’h est disposé à partager ses documents (sur PDF) et à conseiller les personnes souhaitant mener des recherches sur cette période. On peut le contacter par mail :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

 

Article rédigé par Jean-Pierre LE CARROU et extrait du Ouest France - Quimper.

Modifié le 05/01/2017 à 19:39 | Publié le 05/01/2017 à 19:39

 

 

 
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