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Association Arkae
3 rue de Kerdévot
29500 Ergué-Gabéric
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ACTUALITE DU PATRIMOINE

03 février 2017 / 03 a viz C'hwevrer 2017

 

Les bannières déchiffrées demain

Par Benoît Bondet

Dans l'église Saint-Guinal, Clélia Steczuk, nouvelle secrétaire de l'association Arkae, présente l'une des bannières qui seront étudiées par les conférenciers demain dans la salle Ti-Kreiz.

 

Demain, à 14 h, dans la salle Ti-Kreis, à l'initiative d'Arkae, la spécialiste Christiane Hermelin-Guillou et Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine, donneront une conférence sur les bannières de Basse-Bretagne et plus particulièrement sur celles d'Ergué-Gabéric. 

Il y a de multiples manières d'étudier les bannières religieuses bretonnes conservées dans les églises et portées lors des pardons. On peut, par exemple, y porter un regard d'ethnologue pour y déceler l'évolution des piétés et des pratiques religieuses. On peut aussi s'attacher à observer leur fabrication, les tissus et les types de broderies employés. On peut enfin croiser ces deux approches et les regarder comme des oeuvres d'art : « Il est possible de lire une bannière comme on lit un tableau », explique Christiane Hermelin-Guillou dans son ouvrage « Les bannières de Basse-Bretagne ».

Une riche symbolique

Sans compter six petites bannières qui ont été réalisées récemment par les brodeuses de la paroisse, cette dernière possède dix grandes bannières. La plus ancienne, datée de 1885, est dédiée à Notre-Dame de Kerdevot. Tout en déchiffrant les nombreux symboles figurant sur ces bannières, les conférenciers conteront l'histoire de ces objets patrimoniaux et identitaires. 

Pratique 
Demain, à 14 h, dans la salle Ti-Kreiz, conférence sur les bannières paroissiales, entrée gratuite.

Article rédigé par Benoît Bondet et extrait du Télégramme - Quimper. Publié le 03/02/2017

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

31 janvier 2017 / 31 a viz Genver 2017

 

Conférence sur Les bannières de Basse-Bretagne

Salle Ti-Kreiz, Croas Spern (Ergué-Gabéric) - samedi 4 février - 14h - gratuit

Samedi 4 février à 14 h, salle Ti-Kreiz à Croas Spern (Ergué-Gabéric), l’association Arkae invite Christiane Hermelin Guillou, auteur du livre Les bannières de Basse-Bretagne, ainsi que Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine de Quimper. Quelques bannières d’Ergué-Gabéric seront présentées plus particulièrement lors de cette conférence histoire.

 

« Objet de patrimoine, objet identitaire et religieux, les bannières demeurent un élément essentiel de la vie paroissiale bretonne. La Basse-Bretagne est riche de ce patrimoine fragile, devançant numériquement largement les autres régions françaises. Ainsi, pas moins de quarante-neuf bannières datant du XVe au XVIIIe siècle, toutes classées au titre des Monuments Historiques, sont toujours présentées à la vénération des fidèles ou à la curiosité des amateurs. Ceci malgré les difficultés de conservation, la fragilité du support, au défi des effets de mode. Puis ce sont les nombreuses bannières du XIXe et du XXe siècle, de confection artisanale ou industrielle, qui partout incarnent le symbole d’une communauté humaine : paroisse, confrérie... toujours utilisées lors des nombreux pardons. Les saints bretons ancestraux cèdent alors progressivement la place à des figures plus universelles. Christiane Hermelin Guillou a trouvé dans les bannières bretonnes un thème conciliant amour de la broderie et recherche scientifique […]. Elle a soutenu en 2013 une thèse sur les bannières basse-bretonnes, au sein de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) à Brest. »

 

 

 

ACTUALITE

16 janvier 2017 / 16 a viz Genver 2017

Le trésor du breton écrit

Bernez Rouz, l’ancien journaliste de France 3 Bretagne, anime désormais notre nouvelle rubrique dédiée à langue bretonne.

Bernez Rouz a arpenté la Bretagne. Le journaliste breton et bretonnant, (né à Ergué-Gabéric près de Quimper), a d’abord parlé aux auditeurs de France Bleu Breizh Izel à Quimper, que l’on appelait à l’époque Radio Bretagne Ouest. Il fut aussi rédacteur en chef de France 3 Iroise à Brest, avant de devenir responsable des émissions en langue bretonne à France 3 Bretagne, de 2008 à 2014. Désormais, chaque dimanche, au fil de ses chroniques, inspirées notamment par l’histoire de la Bretagne, et tout ce qui a forgé l’identité de cette région, il apportera sa petite leçon de breton, en expliquant les subtilités et les ressources de la langue. Bernez Rouz prend donc la suite de Martial Ménard qui, pendant des années, était fidèle à ce rendez-vous dominical de la langue bretonne, avec sa Petite école du breton. Martial s’en est allé, après l’été, vaincu par la maladie. Il a laissé une œuvre magistrale, le Devri, un dictionnaire qui accompagne toute l’histoire de la langue bretonne, depuis la fin du moyen-breton (1650) jusqu’à la langue d’aujourd’hui. Mis en ligne, c’est aussi une banque de données de 7 000 pages avec plus de 60 000 entrées. « Son travail précis et méthodique, comme ces chroniques dans dimanche Ouest France , est précieux », insiste Bernez qui souligne ce travail phénoménal de Martial Ménard pour boucler le Devri, le travail finalement de toute une vie : « Le Devri recense tous les mots utilisés depuis le Moyen-âge, leur historique et leur variante, le tout émaillé d’exemples puisés dans la tradition écrite. » La forme de cette chronique va un peu changer. Mais l’esprit reste le même : « Martial a traqué chaque mot, dans des milliers d’écrits, en respectant son environnement, son orthographe, afin de percer ses secrets et ses nuances. Ce sont ces trésors de la langue bretonne que nous mettrons en avant dans cette chronique. » 

Les trésors du breton écrit sont consultables sur http://www.tresor-breton.bzh/

avec un supplément bibliographique et le texte intégral du trésor traduit en français.

 

 

Article extrait du Ouest France - Quimper.

Publié le 16/01/2017 

 

ACTUALITE

09 janvier 2017 / 09 a viz Genver 2017

Bernez Rouz président du Conseil culturel de Bretagne

Par Didier Gourin

Bernez Rouz, nouveau président du conseil culturel de Bretagne, et Claudine Perron, la vice-présidente. 

 

C’est un peu le parlement de la culture en Bretagne, et l’autre assemblée consultative du conseil régional. Samedi, il a élu son nouveau président, Bernez Rouz.

Une élection paisible. Bernez Rouz, 63 ans, ancien journaliste de radio et de télévision, est le nouveau président du Conseil culturel de Bretagne, une assemblée consultative du conseil régional. Il était samedi le seul candidat à ce fauteuil. Et sur les 67 votants, il n’a pas été loin de faire l’unanimité en récoltant 64 voix. Il restait trois bulletins blancs.

Au sein du Conseil culturel se retrouvent toutes les facettes de la culture en Bretagne. Pas seulement les défenseurs de la langue ou des traditions, mais aussi les représentants des musées, de l’université, du cinéma ou de l’audiovisuel.

À charge pour lui de donner des avis au conseil régional sur les projets et les enjeux culturels de la Région, et aussi de produire des rapports sur le sujet. L’un d’eux est attendu dans les prochaines semaines : il regardera dans le détail l’importance de la culture sous toutes ses formes en Bretagne, et aussi son poids économique.

Que faut-il attendre du numérique ?

Au-delà, l’assemblée est aussi un lieu privilégié qui permet à tous les acteurs de la vie culturelle de se retrouver, et d’échanger, par exemple, sur leurs projets respectifs.

Le nouveau président s’est déjà fixé deux priorités : regarder de près les bouleversements à attendre avec l’arrivée de monde numérique dans les activités culturelles, et intensifier les échanges culturels entre la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique. À défaut d’une réunification de la Bretagne historique.

 

Article rédigé par Didier GOURIN et extrait du Ouest France - Quimper.

Modifié le 07/01/2017 à 17:51 | Publié le 07/01/2017 à 17:51

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

06 janvier 2017 / 06 a viz Genver 2017

 

L’histoire de Jean-Louis, tombé au front en 1916

Par Jean-Pierre LE CARROU

Le Quimpérois Marcel Kerbourc’h a plongé dans la terrible guerre 14-18. Il suit le destin de Jean-Louis, son grand-père maternel, mort au front à 34 ans.

 

Entretien 

Marcel Kerbourc'h, petit-fils de Poilu.

Qu’est-ce qui vous a poussé à raconter l’histoire de Jean-Louis Quéau, votre grand-père tombé au front en 1916 ? Marcel Kerbourc’h. En 2005, j’ai raconté la vie de Mélie, ma maman, dans un livre. C’est comme ça que j’ai découvert certains documents. Chez mes parents, il y avait la photo du grand-père Jean-Louis. On savait que c’était un soldat mort à la guerre. Mais on n’en parlait pas. Personne ne posait de questions. Le 100e anniversaire de sa mort, survenue le 6 septembre 1916 dans la Somme, m’a donné l’envie d’en savoir plus.

Pour en parler, il faut des documents. Qu’est-ce que vous découvrez ? Ma sœur avait des lettres dans des boîtes, reliées par un ruban. Personne ne les lisait. C’était des lettres adressées à ma grand-mère et écrites du front par un collègue du grand-père. Ouvrier agricole, il ne savait pas écrire. Ce soldat voulait bien le faire pour lui. Mon grand-père raconte sa vie quotidienne. Lorsque je lis ces lettres, je me dis, il existe. Je n’ai retrouvé qu’une seule lettre écrite par ma grand-mère. Sa dernière lettre à son mari…

Cette lettre, reproduite dans le livre, est émouvante. Votre grand-mère l’écrit alors que son mari est mort. Mais elle ne le sait pas. La nouvelle ne lui a pas encore été communiquée. C’est pour cette raison que cette lettre a été sauvée. On l’a renvoyée à sa femme avec les affaires de Jean-Louis. Le corps du grand-père n’a jamais été identifié : sa plaque avait été arrachée par erreur. Il est devenu un soldat inconnu. Ses restes se trouvent dans un ossuaire. Cela n’a pas empêché ma grand-mère de se rendre régulièrement dans la Somme pour se recueillir. Ce n’est pas si fréquent que cela.

Avant la mort de Jean-Louis, on suit la vie du Poilu lorsqu’il est au Front. C’est possible grâce aux lettres. J’ai retrouvé le télégramme dans lequel mon grand-père annonce qu’il vient en permission. Ma grand-mère l’avait conservé. Et puis il y a des photos…

On découvre des photos assez extraordinaires prises par un Quimpérois, Etienne Le Grand…Tout le monde à Quimper connaît cette famille de photographes. Etienne Le Grand était sur le front. Quand il ne combattait pas, il troquait son fusil pour l’appareil photo. Les officiers étaient d’accord. Il a même édité des cartes postales. Voilà comment j’ai retrouvé cette photo des « gars de Kerfeunteun », en uniforme, au repos. L’association Arkae a réalisé un travail sur cette collection extraordinaire.

Souvent les photos disent beaucoup… Regardez. Jean-Louis se marie à 27 ans avec Marie-Anne. On découvre, sur le cliché pris par Joseph Villard en 1909, un couple en costume traditionnel. Un peu figé, mais serein. En août 1916, lors de sa dernière permission, Marie-Anne insiste pour faire une nouvelle photo chez le même photographe. Cette fois avec les deux enfants nés entre-temps. Jean-Louis porte l’uniforme. Il n’est plus du tout insouciant. On sent que Marie-Anne est inquiète. C’est l’ultime photo de la famille. Jean-Louis est tué à peine revenu de permission.

Ce livre édité à compte d’auteur est achevé. Que va-t-il devenir ? Je l’enrichis au fur et à mesure avec les informations que je continue à collecter. Un exemplaire est à la médiathèque. Je veux partager ce travail avec d’autres personnes. Tout le monde peut faire ces recherches. Internet facilite les choses. Pourquoi ne pas organiser un grand forum en 2018 ? Enfin, j’aimerais savoir ce que font les Allemands de leur côté. Eux aussi doivent mener des recherches.

Marcel Kerbourc’h est disposé à partager ses documents (sur PDF) et à conseiller les personnes souhaitant mener des recherches sur cette période. On peut le contacter par mail :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

 

Article rédigé par Jean-Pierre LE CARROU et extrait du Ouest France - Quimper.

Modifié le 05/01/2017 à 19:39 | Publié le 05/01/2017 à 19:39

 

 

 
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